Comment n'y avait-on pas pensé avant ? Pour que la France aille mieux, pourquoi ne pas éradiquer le chômage ? Tout simplement !

Lors de son voyage en Grande-Bretagne, dont la chiraquienne Michelle Alliot-Marie ne faisait d'ailleurs pas partie[1], Nicolas Sarkozy a trouvé une bonne idée en s'inspirant du plus-très-socialiste Tony Blair : retrouver le plein emploi[2].

Le ministre de l'Intérieur, qui avait déjeuné auparavant avec le Premier ministre britannique Tony Blair, a fait l'éloge du système mis en place en Grande-Bretagne. [...] Il s'est de nouveau prononcé pour la fusion en France entre l'Unedic, qui verse les allocations chômage, et l'Agence national pour l'emploi (ANPE), qui aide à la recherche d'emploi, sur le modèle de ce qui se fait en Angleterre. Il a également estimé qu'en contrepartie du droit à indemnisation il devait y avoir le devoir d'exercer une activité ou de prendre un travail.

En voilà une bonne idée. Obliger les chômeurs à accepter une proposition qui correspond à ses ambitions ou à ses compétences, c'est la condition sine qua none pour se débarrasser de ces personnes qui profitent des aides innombrables données aux personnes qui ne travaillent pas ; le but avoué étant d'arriver aux 4,5% de l'Angleterre, qui pour Nicolas Sarkozy sont synonyme de plein emploi :

En Angleterre, il y a 4,5% de chômeurs. L'Angleterre est en situation de plein emploi. C'est intéressant de voir comment ils y sont arrivés, a-t-il déclaré.

4,5%, 0%, finalement, c'est presque pareil, ça tient du miracle... Quoi qu'il en soit, il peut compter sur des amis qui savent parfaitement maîtriser les chiffres pour arriver à leurs fins[3]. Ségolène Royal aurait pu critiquer ce doux rêve utopique, mais elle est malheureusement occupée à promouvoir le Québec libre...

Notes

[1] MAM privée de Grande-Bretagne dans l'article du Monde : Convoquée par l'Elysée, Mme Alliot-Marie n'ira pas à Londres avec M. Sarkozy.

[2] Nicolas Sarkozy s'engage au plein emploi d'après Reuters : Nicolas Sarkozy s'engage à rétablir le plein emploi en France.

[3] Sur Libération, le collectif « Les autres chiffres du chômage » dénonce Les chiffres « tronqués » du chômage.